De par leur raison d’être, les entreprises sont arrimées aux marchés qu’elles desservent par des produits, services, équipements, outils, systèmes, technologies, procédés, etc. Elles ne sont pas arrimées aux universités, aux priorités universitaires ou encore aux intérêts scientifiques des chercheurs universitaires dans leurs domaines respectifs, etc.
De leur côté, de par leur raison d’être ou leur mission, les universités sont arrimées principalement aux besoins de formation de la société qui les finance : transmission de connaissances et de compétences à la fine pointe des connaissances de l’humanité dans tous les champs professionnels et toutes les disciplines scientifiques.
De là, une deuxième mission de recherche, pour faire avancer ces connaissances, mieux comprendre les phénomènes naturels, physiques, sociaux et économiques, etc. afin de faire progresser la société et l’humanité.
Ni la mission formation, ni la mission recherche des universités ne concernent le développement de produits, etc. utiles, fonctionnels, durables, performants, écologiques, économiques, etc. soit pour les individus soit pour les entreprises.
Cela, c’est la raison d’être des entreprises, et un des objectifs de l’innovation technologique dans les entreprises.
J’aimerais bien que l’on laisse les universitaires s’acquitter de leur double mission de formation et de recherche, et cesser de leur demander de contribuer à l’innovation industrielle autrement que par le transfert de connaissances solides et de compétences utiles aux futurs diplômés.
Laissons les chercheurs universitaires chercher et les innovateurs (dans les entreprises) innover. Laissons les uns et les autres apporter à la société ce qu’ils savent faire et font le mieux.